Roots Arna, parcours de légende (Part. II)

1 12 2013

Arnaud pose ses valises à Brixton (Londres) de 2000 à fin 2001. Il est de toutes les soirées « University of Dub » organisées par Judah avec Aba Shanti comme sound-system résident. Il y  rencontre les principaux producteurs de l’underground reggae anglais : Barry Issac et David Dubwise en tête. Lorsqu’il rentre en France, il possède tous les contacts des artistes, producteurs, studios et distributeurs. Il revient avec plein de vinyls exclusifs. Pendant 8 ans, il officie comme selector au sein du sound system Jawers Promotion. Mais en 2009, poussé par l’envie d’exprimer des choses plus personnelles, Arnaud aka Roots Arna créé son nouveau sound system et un label : Salomon Heritage Records. La plupart des enceintes de sa sono est fabriquée par un autre sound system du sud de la France : Lion Roots. La référence au roi Salomon et l’emblème de l’étoile de David sont un hommage à une longue tradition de la Culture : « Nos ancêtres avaient découvert l’importance et la force de la musique. Elle est là depuis le début ! « . En 2013, Salomon Heritage est partout sur la route pour transmettre son message.  Son label a sorti une impressionnante série de maxi 12 » de qualité avec des artistes comme King General, Prince Jamo, Murray Man ou encore Ras Tweed le MC du sound system, originaire de Birmingham.  La programmation de Salomon Heritage au Dub Station Corner du Reggae Garance Festival prouve qu’il est aujourd’hui l’un des chefs de file du mouvement underground français.

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Roots Arna, parcours de légende (Part I.)

19 11 2013

Investi initialement dans le rap, la danse et le graffiti,  Arnaud D. découvre le reggae et la culture rastafari lors du concert de Mystic Revelation of Rastafari à la salle des Arts de Créteil fin 1994. Une révélation pour cet amoureux de la musique déçu par le hip-hop : manque d’unité, de fraternité et de spiritualité. Six mois après ce concert « fondateur », le jeune homme part à New-York avec pour tout bagage un walkman et deux CD de Black Uhuru et Steel Pulse. Il n’écoute que ça de l’été. Retour à Paris. Arnaud squate les magasins de vinyls dont Blue Moon à Bastille. Il fréquente les soirées reggae du 13e arrondissement de Paris. On le croise à l’Espace Massena, à l’Espace des Peupliers, sur les péniches (Pirate, Rubis). Il mixe pour la première fois en 1996 pour son anniversaire dans le squat africain le Baobab. Un véritable carton. Il y fait son apprentissage du sound system pendant deux ans avec 2 dates par mois sous le nom de Roots Spirit. A l’époque, l’entrée de la soirée c’est 3 Francs + 1 boisson… Il considère que son parcours dans le reggae est idéal : « Je suis parti des racines. Je n’ai d’abord écouté que du reggae des années 60 et 70. Les compiles Front Line des Gladiators, Burning Spear, The Mighty Diamonds, que des albums classiques. C’est seulement en 1997-1998 que j’ai découvert l’early digital, le reggae des années 80 et le dub. » En 1999, découverte d’une autre vision du sound system avec le père fondateur Jah Shaka, à l’espace des Peupliers  : « Une autre vision, totale, avec des platines, des sirènes, où l’on joue des versions dub du début à la fin. Des paroles très militantes et spiritielles « . Arnaud s’envole pour l’Angleterre…

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Mo’Kalamity, roots et militante

9 09 2013

Seulement deux femmes étaient programmées cette année au Garance Reggae Festival. Christine Miller qui s’est produite au Dub Station Corner (avec Blackboard Jungle) et Mo’Kalamity qui a ouvert la scène principale le 25 juillet. Dix ans après avoir lancé sa carrière solo, la parisienne originaire du Cap-Vert, touche enfin à la reconnaissance. Et devrait finir l’année en trombe avec la sortie de son troisième album, « Freedom of the Soul », qui s’annonce roots et militant. Release Party le 9 novembre au Petit Bain (Paris). Gumguts l’a rencontrée à la sortie de son set…

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Naâman, la voix de l’emploi

1 08 2013

Uprising de Bob Marley. Son premier album de reggae, à l’âge de 12 ans. Une révélation pour le jeune Martin. Quatre ans plus tard, le dieppois joue avec son crew dans un grenier en mode sound system. « On posait sur des faces B, raconte-t-il. Quand on s’est retrouvé une centaine, on est allé jouer dans les bars« . Le buzz déjà. Départ pour Caen et rencontre décisive avec Fatbabs, beatmaker de talent. De leur collaboration sortira une mixtape en 2012 qui cartonnera sur le web et qui constituera les prémices du futur album. Un album enregistré en Jamaïque, dans les studios Harry J., là même où Bob Marley a enregistré ses quatre premiers albums. Bagnols-sur-Cèze, été 2013. Naâman s’apprête à monter pour la première fois sur la Main Stage du Garance Reggae Festival…

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Chinese Man illumine le Garance !

30 07 2013

Pour la première fois en configuration sound system, Chinese Man a assuré le show mercredi 24 juillet en ouverture du Garance Reggae Festival. Les marseillais ont joué sur la sono de Blackboard Jungle au Dub Station Corner devant plus de 6 000 fans. L’occasion de présenter leurs nouveaux morceaux dont une version « dub style » du titre One Past présent sur l’album Racing with the Sun. Avec Taiwan MC et le tromboniste Mister Raph au featuring. Et dire que c’était leur seule date de l’année en France…

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Nada fait la roots

18 12 2009

Ne lui dites pas que c’est du Slam créole. Trop réducteur, pas assez singulier. La marque de fabrique de Nada c’est l’originalité. Un savant dosage de rythmes créole, hip-hop et reggae passé au mixeur de la Réunion et servi par une voix chaude qui fait rouler les mots à la manière d’un kayamb. Le résultat, c’est une danse enivrante – le Maloya – qui parle d’abord au corps avant de toucher l’esprit. Et l’esprit il y en a dans les textes de Nada, à l’image de ce sublime « Largue la po », véritable déclaration d’amour à la Réunion. Une magie qui a séduit Manu, le nouveau clavier, qui semble s’amuser là où tant de musiciens occidentaux se sont cassés les dents. Le secret de Nada Roots ? La maîtrise du groove…

Reportage : François, Manue, Jeff, Maël

http://www.myspace.com/nadarootsprod





Ayahuasca music por favor !

21 09 2009

Il y avait foule vendredi soir au Faubourg pour partager l’énergie d’Alma Nagual. Crée en 2007 autour de deux frères paraguayens installés à Montpellier, « l’âme du chaman » puise dans le métissage de ses origines une musique transcendantale et furieusement dansante. Alma Nagual n’est pas seulement un audacieux mélange de reggae roots, de rock pinkfloydien et de musique latino, c’est aussi – et surtout – une philosophie de vie. « On est un peu comme une plante sauvage qui émerge dans le goudron« , se plaît à répéter Fred, un des deux guitaristes. Et d’évoquer l’Ayahuasca, cette liane dont les tribus amérindiennes tirent un breuvage que les chamans consomment à des fins divinatoires et thérapeutiques. Une musique pour libérer nos âmes en quelque sorte…

Reportage : François

http://www.myspace.com/scicorporated