Comment on dit déjà ?

14 10 2013

Au lendemain du 21e concert en appart de Gumguts et alors que l’association vient de souffler ses 4 bougies à Montpellier (225 000 vues sur Youtube pour 200 vidéos dédiées aux artistes émergents), il était important de répondre à une question que tout le monde se pose depuis le départ. La réponse en images…

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Montpellier, capitale des retraités ?

9 09 2012

Samedi 21 juillet, 23 h, derrière la gare Saint-Roch. Le barbecue organisé par des ingénieurs et infirmières montpelliérains a rameuté quelques 30 personnes dans un petit jardin privé. L’ambiance est bon enfant avec ce supplément d’âme que l’on doit aux convives étrangers. On se sent bien, la plupart des voisins est partie en vacances. Le poste de radio diffuse C2C, le groupe du moment. On sonne à la porte. Les flics !

68 euros d’amende pour tapage avec la clémence des forces de l’ordre, « parce que normalement c’est 450 euros « .  Scène hallucinante mais désormais quotidienne dans cette ville de 250 000 habitants dont un sur quatre est étudiant et qui vient de faire du « calme » un enjeu politique de l’été, campagne d’affichage à l’appui. Le symbole de ce silence est un clown en recueillement. Mais qui représente-t-il au juste ?  L’imbécile qui sommeille en chacun de nous ?

campagne publicitaire mai 2006                  campagne publicitaire été 2012

Le soleil s’est définitivement couché sur Montpellier !

Les épiceries de nuit condamnées au silence entre 2h et 6h du mat, les parcs fermés et plongés dans la pénombre, la place Saint-Roch « nettoyée » tous les soirs, voilà que les flics s’invitent désormais dans les soirées privées. Même à 21h30 un samedi soir de mai. Même pour un concert Gumguts ! Gumguts, vous savez cette association qui a 300 adhérents, une quinzaine de bénévoles et qui aide les groupes de musique actuelle à devenir professionnels grâce à la vidéo.  « Du moment qu’un seul riverain nous appelle on intervient !« , justifie cet agent de l’ordre pour le moins zélé. La musique c’est bien connu, ça menace l’ordre public.

Dire que la municipalité vantait il y a cinq ans encore « la ville où le soleil ne se couche jamais » ! Montpellier se voyait alors comme la Barcelone française. C’était l’endroit idéal pour faire ses études tout en s’amusant. A l’époque, la campagne de pub estivale nous promettait « mille et une vies ».

Depuis l’eau a coulé sous les ponts. Souvenez-vous du dernier carnaval des gueux où les CRS ont chargé les participants à 23h. Et que dire de la dernière fête de la musique… A 1 h du mat tout était plié ou presque. Làs ! Les élus municipaux font tout pour transformer la cité languedocienne en un havre de paix pour retraités et autres bobos parisiens. Une nouvelle Aix-en-Provence, voilà ce qu’ils rêvent de faire de Montpellier. Exit les jeunes du centre ville et du Peyrou, exit les terrasses de bars, exit les salles de concerts qui tentent de faire subsister une vie culturelle indépendante ! Place aux rendements immobiliers.

C’est bizarre tout de même, cette mairie socialiste qui décide de faire une politique « anti-jeune ». Alors même que François Hollande a fait de la jeunesse la priorité  de son quinquennat…. Mais peut-être qu’à Montpellier les politiciens se disent qu’en faisant une politique de droite, ils ne risquent pas de voir cette dernière prendre la mairie en 2014.

A voir… A Sète, cet été, le maire UMP a interdit la soirée électro United sur la plage (finalement déplacé à la Dune à la Grande-Motte) et a déplacé l’after de Fiesta Sète en centre-ville, histoire de ne pas gêner les riches propriétaires de villas sur le Lido.

Un problème d’identité…

Montpellier est une ville-girouette. Tout change, tout bouge d’une année sur l’autre ; à l’image de tous ces habitants qui quittent la cité chaque année pour trouver du travail ailleurs. Ce sont autant de gens qui ne s’investissent pas dans le long-terme, qui ne pèsent pas sur les grandes décisions de la ville. Ce n’est malheureusement pas un article du New-York Times qui forge une identité. Pas plus que des quartiers sortis de terre pour aller on ne sait où… Ce ne sont que des coquilles vides.

Hormis la parenthèse du foot l’an dernier, Montpellier est uniquement connu en France pour être une ville d’étudiants. Il y a bien en la matière une continuité avec la fac de médecine des débuts. Or, cette identité est en train d’être passée à la moulinette. Et ce ne sont pas les grandes manifestations décidées d’en haut qui vont masquer cette triste réalité. Plutôt que de dire à la population comment elle doit se divertir, on ferait mieux de la laisser développer elle-même ses initiatives. C’est en cela qu’il doit y avoir une rupture avec la politique des années Frêche. Montpellier doit arrêter de faire dans le gigantesque et le démesuré pour s’intéresser davantage aux acteurs de son territoire. Ceux qui irriguent ses veines au quotidien. Ceux qui créent du lien social. Ceux qui oeuvrent pour la culture.

En voulant transformer radicalement son identité – où sont passés les musiciens gitans de la place Candolle ?- Montpellier tourne le dos à sa jeunesse, handicapant lourdement son avenir.





Le Subsonic veut sortir du brouillard…

14 03 2010

Après six années de procès intenté par un couple de voisins pour nuisance sonore, le Subsonic a perdu en appel. Lieu emblématique de la culture rock à Montpellier, le Subsonic avait dû suspendre ses activités de concerts depuis plusieurs années. Pourtant le bureau d’hygiène sonore de la ville était venu faire des mesures et n’avait rien révélé d’alarmant. Pourtant l’expert que l’association Lola Product – qui gère le Subsonic- avait engagé n’avait rien décelé non plus. Seul l’expert judiciaire mandaté par le tribunal a relevé un bruit supérieur de 3 décibels au bruit ambiant (lors des concerts). Une notion très vague que ce bruit ambiant défini par la loi… Et sujet à caution. Le Subsonic dont l’activité principale – les studios de répétitions- n’est pas remise en cause, compte bien se pourvoir en cassation. « Des vices de forme sont apparues dans la procédure » , prévient Sylvie Martin de Lola Product.

Bail de fait ?
Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, le bail de neuf ans du Subsonic est arrivé à terme en février 2010. Le propriétaire n’a pas renouvelé le bail, « mais il continue de prélever le loyer » , poursuit Sylvie Martin. Un bail de fait ? Le dossier est sur le bureau de l’avocat. En attendant d’y voir plus clair, le Subsonic peut compter sur la pétition qu’il a mis en ligne pour défendre la culture rock à Montpellier. Comme sur les groupes locaux qui se bousculent au portillon pour répéter en centre-ville. Même la mairie y va de son soutient en aidant les festivals de l’association (Exotica Rock Night, Subsonica Open Air). Des raisons d’espérer une sortie du brouillard ?

reportage : François

Pour signer la pétition :
http://www.lolaproduct.com/
http://www.myspace.com/lesubsonic





La fièvre du dimanche soir…

1 03 2010

Il en est des concerts à Montpellier comme des grandes marées… pendant longtemps on ne voit rien venir et puis quand c’est là, ça attaque sur tous les fronts ! Dernier exemple en date, la programmation de ce dimanche 28 février dans trois hauts lieux des nuits montpelliéraines. Tandis que Shalakata faisait grimper la température de l’Antirouille au rythme de la transe afrobeat (reportage à suivre), le Dure-War Tour (Dure-Mère + Head-War) électrisait le Mojomatic avec ses ambiances noise et post-punk. L’excellent niortais Bud Mc Muffin (garage/country) était programmé de son côté au Secret Place dans le cadre du week-end « One man band » en compagnie du bluesman expérimental Honkey Finger. Si les concerts sont l’opium du peuple, alors le dimanche est devenu le jour du trip !

François


http://www.myspace.com/shalakata70
http://www.myspace.com/duremere
http://www.myspace.com/headwarinfo
http://www.myspace.com/budmcmuffin





Concerts au squat…

7 02 2010

Les activistes de « la Crève », toujours sous le coup d’une menace d’expulsion, ont remis le couvert quinze jours après une première série de concerts gratuits ! Cette fois, ce sont pas moins de huit groupes punk, rock ou progressif qui sont venus soutenir les squatteurs montpelliérains. L’esprit punk de Borderline a soufflé sur la soirée, dont le point d’orgue était le concert d’Early Puppets. Reportage dans la pénombre…

Reportage : François, Manue





Week-end au sommet !

9 12 2009

Tout commence au Rockstore ce mercredi 9 décembre avec la fusion ska de La Ruda. Puis direction Victoire 2 vendredi, pour le set groovy de Naomi Shelton & The Gospel Queens relevé à la sauce funk-tropicale d’Anthony Jospeh & the Spasm Band. Un Anthony Jospeh qui nous avait régalé cet été à Fiesta Sète. Vous n’êtes pas libre vendredi soir ? Pas de problème : le plus londonien des artistes de Trinidad remet ça le lendemain dans le cadre plus intimiste du Jam. Sauf que le plus parisien des rappeurs américains, Adam Turner aka Beat Assaillant, prend lui d’assaut Victoire 2 !

Spy
Beat Assaillant présentera les titres de son troisième album sorti à l’automne, « Rhyme Space Continuum », dont on attend avec impatience le premier videoclip : le très stylé Spy (who loved me). Le concert permettra aussi de découvrir le tourangeau Oncle Ben qui fait partie du backing band de Beat Assaillant et qui fait les premières parties de Diam’s en ce moment. Sa reprise de « Seven Nation Army » des Whites Stripes est tout bonnement géniale.
A découvrir dans la selekta videoclips.

François





100% stimulés !

15 11 2009

Dix jours de découvertes, de surprises, d’émotions… La 8ème édition du festival Montpellier à 100% a tenu toutes ses promesses. En ouverture, le groupe Fanga a donné un de ses meilleurs concerts à Montpellier. Le lendemain la jeune harpiste Fausta a laissé son public sans voix ; la sienne évoluant haut dans le ciel quelque part entre CocoRosie et Nico. Ceux qui ne furent pas du Brunch du dimanche, purent se rattraper avec l’audacieuse installation de Valentin Durif à Kawenga. Dans son atelier-cuisine, des « cliquetis » perturbaient les perceptions sonores et visuelles des visiteurs. A la Chapelle de la miséricorde, les automates de Pierre Bastien jouaient leur étrange concerto pour Meccano et cordes, tandis qu’au Trioletto, le chanteur Fred Viola volait la vedette à la jeune Anja Plaschg de Soap&Skin… Mais s’il ne devait rester qu’une image de cette 8ème édition, ce serait sans aucun doute « Stimuline », le concert audio-tactile donné par Lynn Pook et Julien Clauss… à même la peau des visiteurs !

Reportage : François, Gwen, Maël