Mises à mort en série…

8 03 2010

Ancien élève de l’école des Beaux-Arts de Montpellier, Lucien Pelen présente une série de travaux photographiques très réussie à la galerie ChantiersBoîteNoire de l’Ecusson. Dans des clichés noir&blanc de petite taille – hommage au photographe du XIXe siècle Hippolyte Bayard – il met en scène son double, le bien nommé De Pré-Bouzié, dans des paysages magnifiques de Lozère. Emprutant à la photo de gestes, Pelen nous invite à la contemplation (mer de nuage, seul autoportrait connu, intérieur vide) ; convoque l’histoire de l’art (baigneur dos, art mineur, dépeindre le réel) ; nous force à sourire de ses « mises à mort » (mise en terre, mise en neige, noyé bassin, etc). Un travail d’une grande poésie, à l’image du surréaliste étranglé par la forêt… A voir jusqu’au 27 mars.

reportage : François
bande son : Dure-Mère, SM, The Skeleton Band

http://www.leschantiersboitenoire.com
1 rue Carbonnerie, Montpellier
mercredi > samedi 15.00 > 19.00

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48 heures chrono !

15 02 2010

Quand les étudiants des Beaux-Arts de Nîmes et Montpellier investissent le FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain), cela donne « Temps Réels » une exposition rafraîchissante qui se déroule sur quatre mois, avec renouvellement des créations tous les quinze jours. Le processus d’installation est d’ailleurs retransmit en temps réel sur le Net grâce à une webcam (http://esbama.dyndns.org/tempsreels). Pour cette troisième période intitulée « Au pied du mur », les étudiants sont arrivés les mains dans les poches. Ils ont conçu et réalisé leurs oeuvres sur place, transformant l’espace du Frac en atelier pendant 48 heures. Dans ce temps imparti très court, ils ont réussi à créer des oeuvres simples et efficaces qui auraient tout à fait leur place dans des Biennales d’Art contemporain. A voir et à expérimenter jusqu’au 27 février.

Reportage : François
Bande son : Eis, The Skeleton Band

FRAC, 4/6 rue Rambaud, Monptellier
http://www.fraclr.org/
http://lencyclopartdie.blogspot.com/





L’art du remix…

24 01 2010

Plasticien d’origine sétoise, Christian Dell’Ova construit des tableaux et des caissons à partir de flyers musicaux, de bouts de tissus, de céramiques, d’objets à priori banals. Il superpose les couches jusqu’à saturation (5-6 parfois) et mélange les matières. Ce qui l’intéresse ? « Perturber la vision, brouiller la lecture ». A bien y regarder, une harmonie se dégage de ses « remixes ». Elle provient d’un code couleur (rouge ou vert), du style des flyers (rock ou funky), des matières ajoutées (céramique ou tissu). Aucune oeuvre ne ressemble à une autre. « Je travaille comme un chercheur. L’idée de série construit une recherche permanente ». En brouillant nos repères visuels, il ouvre les portes de notre imaginaire… à l’image de ce frigo-boîte de nuit !

L’expo « REMIX » est à voir au Baloard jusqu’au 30 janvier

Reportage : François
bande-son : 1000Dreams Maxime Dangles Remix





Soulié le contemplatif…

8 12 2009

Combien de fois en passant boulevard du jeu de Paume votre regard a-t-il été happé par une oeuvre d’art dans la vitrine Hambursin-Boisanté ? Une fois, dix fois, trente fois peut-être ? A chaque fois ! Car les propriétaires de cette galerie privée ont un goût sûr. L’exposition de ce mois de décembre ne déroge pas à la règle. Dream Catcher, c’est le récit de voyage aux Etats-Unis de Tony Soulié. En quinze « photopeintures », l’artiste parisien nous raconte son périple aux Etats-Unis entre la côte Est et L’Arizona. Inutile de chercher un message dans la référence aux Dream Catchers, ces objets amérindiens censés attraper nos rêves. La seule interrogation de Tony Soulié est celle de l’homme face à son environnement, qu’il s’agisse d’une mégapole ou d’un désert. Le reste est affaire de cadrage et de recouvrement par une palette de couleur abstraite. Le résultat est une oeuvre sensible et sans mièvrerie. Résolument moderne.

François

Jusqu’au 28 décembre
galerie Hambursin-Boisanté
15, Bd du jeu de Paume-Montpellier

http://www.galeriehambursinboisante.com





Yes they paint !

3 12 2009

En choisissant d’exposer trois jeunes diplômés de l’école des Beaux-Arts de Nîmes, Jean-Paul Guarino entend bien montrer qu’un nouveau courant est en train de naître dans la peinture. Un courant qui se permet toutes les hybridations comme dans les toiles de Mika Perez. A propos de son travail, Julia Scalbert explique : « le regard du spectateur doit en quelque sorte « traverser » la peinture pour identifier l’objet« . Chez cette génération l’artefact laisse la place à plus d’émotion : « Si mes productions semblent naïves et cruelles, mon travail serait comme un rire nerveux, décrypte Sonia Foulc (…) La peinture anime quelque chose d’une vitalité, d’une respiration, d’une tension, autant d’idées qui s’apparentent à une présence, à un être-là« . Pour Jean-Paul Guarino, cette (r)évolution de la manière de peindre est aussi importante que l’élection de Barack Obama à la Maison Blanche.

Yes We Paint
Jusqu’au 19 décembre
Vasistas galerie, Montpellier

reportage : Gwen, Maël

http://www.vasistas.org