Scandale à l’Electromind !

3 08 2009

Les organisateurs de l’Electromind ne méritent pas de prolonger l’expérience. La soirée de samedi soir a viré au cauchemar en raison de 15 minutes de pluie !
La mauvaise météo, annoncée par Météo France, aurait conduit tout autre organisateur de festival à prévoir des bâches au-dessus des scènes et des enceintes (allez faire un tour en Bretagne voir si les festoches s’arrêtent pour la pluie…). Mais là rien, pas une toile suspendue au-dessus des amplis. A quoi sert de vendre la bière à 4 euros (un record pour un festival) si on ne dispose pas du minimum de protection pour le matériel technique ?
La colère du public fut à la hauteur de cette mascarade. Laissés sans infos de longues minutes, les fans de Carl Cox (la star devait passer à 4 heures du matin) se sont mis à gronder. Jusqu’à ce que l’espace VIP soit pris pour cible par plus de 200 personnes en mal de musique mais aussi d’argent (combien de tickets boisson prépayés et non remboursés ?). Les agents de sécurité ont alors riposté à coups de barre de bois. Frappant fort, parfois au hasard, blessant beaucoup de festivaliers, garçons ou filles. Si les journalistes montpelliérains avaient vraiment fait leur boulot ils seraient allés faire un tour aux urgences pour se rendre compte de l’ampleur de la catastrophe… Heureusement que les téléphones portables et les sites comme Youtube ont joué leur rôle d’information (voir vidéo ci-jointe).

Mais le pire attendait à l’extérieur. Lorsque les CRS ont repoussé à coups de boucliers, flash-ball et fumigènes la foule encore massée devant les grilles. Scènes hallucinantes de guerre urbaine en plein Grammont !!!
Il fallait voir ces jeunes gens évanouis par terre, tirés par les pieds par d’illustres inconnus afin de les protéger de la charge suivante… Et comme l’intelligence n’est décidément par le fort des policiers, les CRS ont évacué le parking du Zénith, poussant de nombreux jeunes éméchés à prendre le volant et…l’autoroute.
Ceux qui restaient sur le carreau pouvaient bien patienter une heure de plus sous la pluie, les bus ne viendraient pas les chercher comme prévu. Le stop fut la seule planche de salut.
C’est à la gare que les malheureux qui n’habitaient pas Montpellier ont fini la nuit, attendant le premier train pour rentrer chez eux. Avec la certitude que le trajet ne serait pas remboursé. Eux, c’est sûr, ils ne reviendront pas.

François