De l’ombre à la lumière…

6 07 2010

Le festival des architectures vives – le FAV – est en passe de devenir un événement incontournable à Montpellier. Les équipes d’architectes se pressent pour être dans la sélection et pouvoir ainsi « revisiter » une cour d’hôtel particulier de l’Ecusson. L’an dernier, le cabinet parisien Alcmea avait enthousiasmé les visiteurs avec l’installation écologique et éphémère Hibernature (des tournesols incrustés dans des blocs de glace étaient peu à peu libérés de leurs chaînes). Avec pour thème « ombre et lumière », l’édition 2010 n’est pas en reste…

Reportage : François

Crédits sons : Flamenco/Oneterp ; You’d better watch out in a forest after midnight/all:my:faults©all:my:faults cc-by ; Beep-Hop/Realaze©Realaze cc-by ; La ballade de Greg Blount Remixx/Throw Panda Bat©Throw Panda Bat cc-by ; Then/Black Era©Balck Era cc-by

http://favmontpellier.nerim.net

Publicités




Les fantômes d’Elise…

15 05 2010

C’est une balade mystère à travers les ruelles de l’Ecusson que propose le off des Boutographies jusqu’au 23 mai. Une balade à la recherche des « Instants Suspendus » d’Elise Ortiou Campion. En dix clichés réalisés dans des lieux du patrimoine régional (Conservatoire d’Anatomie, Château de la Mogère, Mas René, etc.) la photographe met en scène son double fantomatique…

reportage : François
bande son : Trouble Scene / M.W.D.©M.W.D. CC-By

Les lieux d’exposition : rue de la Barralerie, rue du Petit Saint-Jean, rue de l’Argenterie, passage Lonjon, rue de l’Aiguillerie.

http://www.eliseortioucampion.com

Site Internet du festival :
http://www.wix.com/buzzarts/off





48 heures chrono !

15 02 2010

Quand les étudiants des Beaux-Arts de Nîmes et Montpellier investissent le FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain), cela donne « Temps Réels » une exposition rafraîchissante qui se déroule sur quatre mois, avec renouvellement des créations tous les quinze jours. Le processus d’installation est d’ailleurs retransmit en temps réel sur le Net grâce à une webcam (http://esbama.dyndns.org/tempsreels). Pour cette troisième période intitulée « Au pied du mur », les étudiants sont arrivés les mains dans les poches. Ils ont conçu et réalisé leurs oeuvres sur place, transformant l’espace du Frac en atelier pendant 48 heures. Dans ce temps imparti très court, ils ont réussi à créer des oeuvres simples et efficaces qui auraient tout à fait leur place dans des Biennales d’Art contemporain. A voir et à expérimenter jusqu’au 27 février.

Reportage : François
Bande son : Eis, The Skeleton Band

FRAC, 4/6 rue Rambaud, Monptellier
http://www.fraclr.org/
http://lencyclopartdie.blogspot.com/





Sous les bombes, Barry McGee !

28 12 2009

Un graffeur de San Francisco, une cinéaste parisienne qui a longtemps vécu à Sète et un dessinateur de presse roumain. Voilà les artistes qui nous ont le plus marqués à la Sucrière, dans le cadre de la Xe Biennale d’Art contemporain de Lyon.

Le Street art version McGee
Pour Barry McGee, « le spectacle du quotidien », c’est d’abord celui de la rue et du graffiti. Impressionnantes camionnettes renversées et alignées qui imposent d’emblée leur masse métallique avant de révéler leur face graffée et colorée ! On rêve d’une rétrospective McGee à Sète, au MIAM, dans la lignée de l’excellente exposition « l’Art modeste sous les bombes » de 2007.


Barry McGEE, Vue d’ensemble, 2009 © Blaise Adilon

Une plasticienne nommée Varda
Présentées seules, les cabanes d’Agnès Varda n’auraient pas la même force poétique. Ici, on glisse avec bonheur de la Cabane de plage – qui est aussi une cabine de projection pour son oeuvre :  » La Mer Méditerranée, avec deux r et un n, entre Sète et Agde « – à la Cabane aux portraits, qui présente soixante clichés d’hommes et de femmes photographiés à Noirmoutier, en passant par la Cabane de cinéma entièrement recouverte de pellicules 35 mm de son film « Les Créatures » avec Michel Piccoli et Catherine Deneuve. Magnifique installation qui nous abrite et nous invite à rêver… de cinéma.


Agnès VARDA, La Cabane de l’Echec devenue la Cabane de Cinéma, 2006 © Blaise Adilon

L’humour noir de Perjovschi
Pour le reste, on retiendra surtout les textes rouges du Chinois Tsang Kinwah qui s’écoulent sur les murs à la manière d’un torrent ; le Planetarium portable et éphémère de Sarah Sze qui n’est pas sans évoquer les Meccano magiques de notre enfance et enfin les dessins mordants et jubilatoires tracés à la craie sur le mur noir par le roumain Dan Perjovschi.


Dan Perjovschi, The Everyday Drawing, 2009 © Blaise Adilon

Et le trouble dans tout ça ?
Mais au final on regrettera d’être plus souvent spectateur que véritablement acteur des oeuvres présentées. D’ailleurs tout le dilemme de la Biennale d’art contemporain est là : faire aussi bien que l’édition 2005. « L’expérience de la durée » avait littéralement bousculé nos perceptions sensorielles. Quatre ans après, on est encore imprégné des installations de Martin Creed, Ann Veronica Janssens et Spencer Tunick. Et l’on est toujours sous le choc de « Flying Rats » de Kader Atia. La prochaine Biennale de Lyon devra tenter de nous les faire oublier.

reportage : François

Xe Biennale de Lyon
Le Spectacle du quotidien
jusqu’au 3 janvier 2010
http://www.biennaledelyon.com





100% stimulés !

15 11 2009

Dix jours de découvertes, de surprises, d’émotions… La 8ème édition du festival Montpellier à 100% a tenu toutes ses promesses. En ouverture, le groupe Fanga a donné un de ses meilleurs concerts à Montpellier. Le lendemain la jeune harpiste Fausta a laissé son public sans voix ; la sienne évoluant haut dans le ciel quelque part entre CocoRosie et Nico. Ceux qui ne furent pas du Brunch du dimanche, purent se rattraper avec l’audacieuse installation de Valentin Durif à Kawenga. Dans son atelier-cuisine, des « cliquetis » perturbaient les perceptions sonores et visuelles des visiteurs. A la Chapelle de la miséricorde, les automates de Pierre Bastien jouaient leur étrange concerto pour Meccano et cordes, tandis qu’au Trioletto, le chanteur Fred Viola volait la vedette à la jeune Anja Plaschg de Soap&Skin… Mais s’il ne devait rester qu’une image de cette 8ème édition, ce serait sans aucun doute « Stimuline », le concert audio-tactile donné par Lynn Pook et Julien Clauss… à même la peau des visiteurs !

Reportage : François, Gwen, Maël