Les fantômes d’Elise…

15 05 2010

C’est une balade mystère à travers les ruelles de l’Ecusson que propose le off des Boutographies jusqu’au 23 mai. Une balade à la recherche des « Instants Suspendus » d’Elise Ortiou Campion. En dix clichés réalisés dans des lieux du patrimoine régional (Conservatoire d’Anatomie, Château de la Mogère, Mas René, etc.) la photographe met en scène son double fantomatique…

reportage : François
bande son : Trouble Scene / M.W.D.©M.W.D. CC-By

Les lieux d’exposition : rue de la Barralerie, rue du Petit Saint-Jean, rue de l’Argenterie, passage Lonjon, rue de l’Aiguillerie.

http://www.eliseortioucampion.com

Site Internet du festival :
http://www.wix.com/buzzarts/off

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Smole a déjà laissé son nom…

16 04 2010

Avec plus de 2000 trains à son actif, Smole est un graffeur reconnu à Montpellier. Un activiste de terrain qui a toujours pris des risques au nom de son art. D’où le vif intérêt que suscite l’exposition qui lui est consacrée à la galerie du Montana Shop rue d’Alger. En une quinzaine de toiles on découvre un artiste attachant, passionné de couleur et de lettrage, nourrit d’influences old school et capable de claquer des graffs totalement inattendus. A voir jusqu’au 15 mai 2010.

Reportage : François

Crédit sons : hiphopdomain. org
Wesh Tone/Realaze©Realaze CC-By
Gift One/I-Vos©I-Vos CC-By
Gift Two/I-Vos©I-Vos CC-By

http://www.myspace.com/montanashop
http://nonstopsmolito.blogspot.com





Girls just want to have punk…

1 04 2010


Double événement ciné/photo au Subsonic ce vendredi 2 avril dans le cadre de la soirée CinéSubsonica. Côté projection, le documentaire « Come on ! People » réalisé par Julien Bossé, Jean-François Maître et Thomas Rabillon va ravir tous les fans du groupe culte angevin Les Thugs (le DVD devrait sortir en 2010). Les fans des Cramps ne sont pas oubliés non plus avec « Trash is Neat – Part I », première partie de l’histoire non autorisée du groupe américain (1979-1986). Enfin, côté photo, Gilles Garrigos présente sa série de clichés N&B « Girls just want to have Punk ». Tout un programme… pour 2 euros seulement.

François

http://www.myspace.com/cinesubsonica





Mises à mort en série…

8 03 2010

Ancien élève de l’école des Beaux-Arts de Montpellier, Lucien Pelen présente une série de travaux photographiques très réussie à la galerie ChantiersBoîteNoire de l’Ecusson. Dans des clichés noir&blanc de petite taille – hommage au photographe du XIXe siècle Hippolyte Bayard – il met en scène son double, le bien nommé De Pré-Bouzié, dans des paysages magnifiques de Lozère. Emprutant à la photo de gestes, Pelen nous invite à la contemplation (mer de nuage, seul autoportrait connu, intérieur vide) ; convoque l’histoire de l’art (baigneur dos, art mineur, dépeindre le réel) ; nous force à sourire de ses « mises à mort » (mise en terre, mise en neige, noyé bassin, etc). Un travail d’une grande poésie, à l’image du surréaliste étranglé par la forêt… A voir jusqu’au 27 mars.

reportage : François
bande son : Dure-Mère, SM, The Skeleton Band

http://www.leschantiersboitenoire.com
1 rue Carbonnerie, Montpellier
mercredi > samedi 15.00 > 19.00





48 heures chrono !

15 02 2010

Quand les étudiants des Beaux-Arts de Nîmes et Montpellier investissent le FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain), cela donne « Temps Réels » une exposition rafraîchissante qui se déroule sur quatre mois, avec renouvellement des créations tous les quinze jours. Le processus d’installation est d’ailleurs retransmit en temps réel sur le Net grâce à une webcam (http://esbama.dyndns.org/tempsreels). Pour cette troisième période intitulée « Au pied du mur », les étudiants sont arrivés les mains dans les poches. Ils ont conçu et réalisé leurs oeuvres sur place, transformant l’espace du Frac en atelier pendant 48 heures. Dans ce temps imparti très court, ils ont réussi à créer des oeuvres simples et efficaces qui auraient tout à fait leur place dans des Biennales d’Art contemporain. A voir et à expérimenter jusqu’au 27 février.

Reportage : François
Bande son : Eis, The Skeleton Band

FRAC, 4/6 rue Rambaud, Monptellier
http://www.fraclr.org/
http://lencyclopartdie.blogspot.com/





L’art du remix…

24 01 2010

Plasticien d’origine sétoise, Christian Dell’Ova construit des tableaux et des caissons à partir de flyers musicaux, de bouts de tissus, de céramiques, d’objets à priori banals. Il superpose les couches jusqu’à saturation (5-6 parfois) et mélange les matières. Ce qui l’intéresse ? « Perturber la vision, brouiller la lecture ». A bien y regarder, une harmonie se dégage de ses « remixes ». Elle provient d’un code couleur (rouge ou vert), du style des flyers (rock ou funky), des matières ajoutées (céramique ou tissu). Aucune oeuvre ne ressemble à une autre. « Je travaille comme un chercheur. L’idée de série construit une recherche permanente ». En brouillant nos repères visuels, il ouvre les portes de notre imaginaire… à l’image de ce frigo-boîte de nuit !

L’expo « REMIX » est à voir au Baloard jusqu’au 30 janvier

Reportage : François
bande-son : 1000Dreams Maxime Dangles Remix





Sous les bombes, Barry McGee !

28 12 2009

Un graffeur de San Francisco, une cinéaste parisienne qui a longtemps vécu à Sète et un dessinateur de presse roumain. Voilà les artistes qui nous ont le plus marqués à la Sucrière, dans le cadre de la Xe Biennale d’Art contemporain de Lyon.

Le Street art version McGee
Pour Barry McGee, « le spectacle du quotidien », c’est d’abord celui de la rue et du graffiti. Impressionnantes camionnettes renversées et alignées qui imposent d’emblée leur masse métallique avant de révéler leur face graffée et colorée ! On rêve d’une rétrospective McGee à Sète, au MIAM, dans la lignée de l’excellente exposition « l’Art modeste sous les bombes » de 2007.


Barry McGEE, Vue d’ensemble, 2009 © Blaise Adilon

Une plasticienne nommée Varda
Présentées seules, les cabanes d’Agnès Varda n’auraient pas la même force poétique. Ici, on glisse avec bonheur de la Cabane de plage – qui est aussi une cabine de projection pour son oeuvre :  » La Mer Méditerranée, avec deux r et un n, entre Sète et Agde « – à la Cabane aux portraits, qui présente soixante clichés d’hommes et de femmes photographiés à Noirmoutier, en passant par la Cabane de cinéma entièrement recouverte de pellicules 35 mm de son film « Les Créatures » avec Michel Piccoli et Catherine Deneuve. Magnifique installation qui nous abrite et nous invite à rêver… de cinéma.


Agnès VARDA, La Cabane de l’Echec devenue la Cabane de Cinéma, 2006 © Blaise Adilon

L’humour noir de Perjovschi
Pour le reste, on retiendra surtout les textes rouges du Chinois Tsang Kinwah qui s’écoulent sur les murs à la manière d’un torrent ; le Planetarium portable et éphémère de Sarah Sze qui n’est pas sans évoquer les Meccano magiques de notre enfance et enfin les dessins mordants et jubilatoires tracés à la craie sur le mur noir par le roumain Dan Perjovschi.


Dan Perjovschi, The Everyday Drawing, 2009 © Blaise Adilon

Et le trouble dans tout ça ?
Mais au final on regrettera d’être plus souvent spectateur que véritablement acteur des oeuvres présentées. D’ailleurs tout le dilemme de la Biennale d’art contemporain est là : faire aussi bien que l’édition 2005. « L’expérience de la durée » avait littéralement bousculé nos perceptions sensorielles. Quatre ans après, on est encore imprégné des installations de Martin Creed, Ann Veronica Janssens et Spencer Tunick. Et l’on est toujours sous le choc de « Flying Rats » de Kader Atia. La prochaine Biennale de Lyon devra tenter de nous les faire oublier.

reportage : François

Xe Biennale de Lyon
Le Spectacle du quotidien
jusqu’au 3 janvier 2010
http://www.biennaledelyon.com