Montpellier, capitale des retraités ?

9 09 2012

Samedi 21 juillet, 23 h, derrière la gare Saint-Roch. Le barbecue organisé par des ingénieurs et infirmières montpelliérains a rameuté quelques 30 personnes dans un petit jardin privé. L’ambiance est bon enfant avec ce supplément d’âme que l’on doit aux convives étrangers. On se sent bien, la plupart des voisins est partie en vacances. Le poste de radio diffuse C2C, le groupe du moment. On sonne à la porte. Les flics !

68 euros d’amende pour tapage avec la clémence des forces de l’ordre, « parce que normalement c’est 450 euros « .  Scène hallucinante mais désormais quotidienne dans cette ville de 250 000 habitants dont un sur quatre est étudiant et qui vient de faire du « calme » un enjeu politique de l’été, campagne d’affichage à l’appui. Le symbole de ce silence est un clown en recueillement. Mais qui représente-t-il au juste ?  L’imbécile qui sommeille en chacun de nous ?

campagne publicitaire mai 2006                  campagne publicitaire été 2012

Le soleil s’est définitivement couché sur Montpellier !

Les épiceries de nuit condamnées au silence entre 2h et 6h du mat, les parcs fermés et plongés dans la pénombre, la place Saint-Roch « nettoyée » tous les soirs, voilà que les flics s’invitent désormais dans les soirées privées. Même à 21h30 un samedi soir de mai. Même pour un concert Gumguts ! Gumguts, vous savez cette association qui a 300 adhérents, une quinzaine de bénévoles et qui aide les groupes de musique actuelle à devenir professionnels grâce à la vidéo.  « Du moment qu’un seul riverain nous appelle on intervient !« , justifie cet agent de l’ordre pour le moins zélé. La musique c’est bien connu, ça menace l’ordre public.

Dire que la municipalité vantait il y a cinq ans encore « la ville où le soleil ne se couche jamais » ! Montpellier se voyait alors comme la Barcelone française. C’était l’endroit idéal pour faire ses études tout en s’amusant. A l’époque, la campagne de pub estivale nous promettait « mille et une vies ».

Depuis l’eau a coulé sous les ponts. Souvenez-vous du dernier carnaval des gueux où les CRS ont chargé les participants à 23h. Et que dire de la dernière fête de la musique… A 1 h du mat tout était plié ou presque. Làs ! Les élus municipaux font tout pour transformer la cité languedocienne en un havre de paix pour retraités et autres bobos parisiens. Une nouvelle Aix-en-Provence, voilà ce qu’ils rêvent de faire de Montpellier. Exit les jeunes du centre ville et du Peyrou, exit les terrasses de bars, exit les salles de concerts qui tentent de faire subsister une vie culturelle indépendante ! Place aux rendements immobiliers.

C’est bizarre tout de même, cette mairie socialiste qui décide de faire une politique « anti-jeune ». Alors même que François Hollande a fait de la jeunesse la priorité  de son quinquennat…. Mais peut-être qu’à Montpellier les politiciens se disent qu’en faisant une politique de droite, ils ne risquent pas de voir cette dernière prendre la mairie en 2014.

A voir… A Sète, cet été, le maire UMP a interdit la soirée électro United sur la plage (finalement déplacé à la Dune à la Grande-Motte) et a déplacé l’after de Fiesta Sète en centre-ville, histoire de ne pas gêner les riches propriétaires de villas sur le Lido.

Un problème d’identité…

Montpellier est une ville-girouette. Tout change, tout bouge d’une année sur l’autre ; à l’image de tous ces habitants qui quittent la cité chaque année pour trouver du travail ailleurs. Ce sont autant de gens qui ne s’investissent pas dans le long-terme, qui ne pèsent pas sur les grandes décisions de la ville. Ce n’est malheureusement pas un article du New-York Times qui forge une identité. Pas plus que des quartiers sortis de terre pour aller on ne sait où… Ce ne sont que des coquilles vides.

Hormis la parenthèse du foot l’an dernier, Montpellier est uniquement connu en France pour être une ville d’étudiants. Il y a bien en la matière une continuité avec la fac de médecine des débuts. Or, cette identité est en train d’être passée à la moulinette. Et ce ne sont pas les grandes manifestations décidées d’en haut qui vont masquer cette triste réalité. Plutôt que de dire à la population comment elle doit se divertir, on ferait mieux de la laisser développer elle-même ses initiatives. C’est en cela qu’il doit y avoir une rupture avec la politique des années Frêche. Montpellier doit arrêter de faire dans le gigantesque et le démesuré pour s’intéresser davantage aux acteurs de son territoire. Ceux qui irriguent ses veines au quotidien. Ceux qui créent du lien social. Ceux qui oeuvrent pour la culture.

En voulant transformer radicalement son identité – où sont passés les musiciens gitans de la place Candolle ?- Montpellier tourne le dos à sa jeunesse, handicapant lourdement son avenir.

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34 responses

10 09 2012
Marc

Et ouais, ça fait peur, surtout de la part d’une municipalité « traditionnellement de gauche »…. par contre j’émettrai juste un petit bémol sur le Carnaval des Gueux, vu que j’habite à côté. Charge des CRS injustifiée c’est clair surtout à cause de qques connards au milieu de gens cools, mais n’empêche hélas qu’à 21H30 les murs du Carré Sainte Anne étaient complétement taggés, et que dans ma rue toutes les poubelles( y compris celles contre les murs d’habitations, avec donc le risque de propagation que ça implique) cramaient, et 2 fenêtres de rez de chaussée avaient été cassées gratuitement…Tendu le Carnaval, quoi…quand en guise de  » détente carnavalesque » on entend des mecs ( pas tous, loin de là, et heureusement!) hurler »c’est la guerre on va tout péter » et jeter des bouteilles contre les murs des habitations, on comprend hélas que ça fasse flipper la ménagère de moins de 50 ans…Certes pour le coup ce sont quelques abrutis qui pénalisent tout le monde, mais pas de manichéisme…:)

13 09 2012
lyanne

j’ai vecu a montpellier de 2000 a 2008, et je peut vous assurer que ça n’a pas toujours été ainsi, il y avait un temps ou le carnaval des gueux, et le carnaval tout court dailleurs, ne degenerait pas, ou les gens n’etaient pas reprimés, et pouvaient faire la fete jusqu’a pas d’heure dans une ambiance bon enfant, en fait l’ambiance s’est degradé clairement a partir de 2007,mais c’est evident que c’est du a la trop forte presence de la repression policiere, si on ne laisse plus d’espace au peuple pour lacher ses tensions (ce qui est quand meme la base du carnaval ) et bien ça s’accumule et ces meme tensions deviennent palpables tout le temps, c’est comme une cocotte minute, a force de ne pas lacher la vapeur la cocotte fiie par exploser, j’ai vraiment sentit une degradation de l’ambiance quotidienne flagrante, entre le moment ou je suis arrivé a montpellier et le moment ou j’en suis partie,avant il y avait quelque chose de l’ordre du farniente bon enfant, avec une réelle identité de ville etudiante du sud, c’etait tres agreable montpellier, puis la fete de la musique a commencé a se finir a 1H du matin, puis le carnaval, puis les diverses fetes de la ville festival des fanfares, puis les policiers ont envahis toutes les places le soir, puis les lacrymos, puis la fermeture du dernier lieu de retranchement des bon fetards qui ne faisaient pas de mal au jardin du perou,et jusque dans les appartements….. et la tension est devenu alors palpable tout le temps, en soirée mais aussi en journée, avec des verbalisatons abusivs pour reunion de plus de 5 personnes sur voie publique, j’ai vu des jeunes tout ce qu’il y a de plus normaux et sympas (pas de la raccaille) discuter tranquilles entre 5 amis se prendre 12 euros d’amendes chacuns parcequ’ils etaient 5!!! ils ne faisaient rien!!! pas de bruit que dalle ils discutaient calmement,pas d’alcool…j’ai vu des jeunes gens pacifiste essayer de discuter calmement avec la police qui les viraient abusivements d’un lieu qui ne gene personne en terme de bruit, se faire matraquer d’un coup comme ça sans raison!!! je peut vous assurer que je n’ai rien contre les flics, tout les hommes de ma famille en sont depuis 3 generations, mais en vivant a montpellier j’y ai vu une police comme je n’en ai jamais vu, contre les gens qu’elle devrait proteger , completement cowboys, incroyablement provocatrice et agressive, alors qu’en face d’elle il y avait une poignée de jeunes gens de bonne famille qui fêtaient un anniversaire….tout ceci est triste, j’ai quitté montpellier je n’en pouvait plus de ceci,et je n’en pouvais plu aussi de voir les réels acteurs de la vie sociale et culturelle montpellieraine, se faire cracher dessus par la politique de la ville, des gens avec des projets concrets a inscrire dans une durée et une identité pour la ville, et pas un ersatz de culture comme on le voit, des gens qui se bougent, a qui on n’accorde rien, il y avait il y a quelques années un endroit ou vivaient des artistes exposants internationalement au lieu d’ouvrir ce lieu, et de profiter de la richesse des gens qui y créaient ils ont juste decidé de reprendre le lieu qu’ils avaient prêté, montpellier pourrait pourtant etre le nouveau monmartre français, le rive gache a l’ancienne tant le vivier de talents que j’y ai vus passé est incroyable, mais au lieu de garder cette population qui souhaiterait y faire sa vie, ils font tout pour que rien ne s’inscrive de façon pérenne ….enfin bref….il n’y a aucune coherence entre les vrais acteurs de la ville et la mairie et ceux qui veulent juste faire de la culture fast food vite fait, vite oublié… degouté parceque le potentiel de la ville est juste ouf pourtant ils en font un espece de disneyland a neuneus!….mais les gens qui vivent dans la ville avec la ville, n’ont pas droit de cité face a une poignée de propriétaires terriens vieillissants …alors que la jeunesse represente plus de 70 % de la population la fermeture des lieux de fête a 1h est aberrante!forcement c’est normal qu’il y ai des debordements, quand on réprime les libertés il faut s’attendre a recevoir le revers….

16 09 2012
Nine

merci, c’est exactement ce que je pense, je suis partie de Montpellier en 2004, à contre cœur, pour raisons professionnelles, aujourd’hui, pour rien au monde j’y retourne ! C’est devenu une ville de cadre sup bien pensant et propre sur lui, plus de place pour la création et la fête, juste du politiquement correct prémâché par des pseudos intellos de gauche… c’est déprimant, mais aujourd’hui quand je retourne dans cette ville, j’ai l’impression d’être dans une émission de TV réalité !

11 09 2012
« Montpellier, capitale des retraités ? » – Montpellier journal

[…] ce qu’on appelle un texte rentre dedans. Très politique même pour une association culturelle. Gumguts dénonce en effet pêle-mêle la […]

11 09 2012
Surkin

Très bon article qui reflète le quotidien des montpelliérains! Même s’il y a un fond politique cela illustre bien le contre pied qu’effectue la ville. On veut paraitre une cité jeune, mais on n’en assume pas la longévité, les retombés et leurs débordements. La police est omniprésente devant de nombreux établissements , les rues sont fliquées pour faire fermer les bars à l’heure précise. Par contre en cas de cambriolage ou d’agression elle met des heures à intervenir. Je croyais qu’en vieillissant je devenais un vieux con, ma ville est allé plus vite que moi …

11 09 2012
zed

Une loi anti-tabac …

13 09 2012
lyanne

avant les gens buvaient et fumaient DANS les bars, maintenant ils fument et boivent hors des bars, une loi anti tabac n’a aucun bon effet sur le tapage bien au contraire puisque la clientele de bar est presque exclusivement fumeuse, on retrouve tout le bar hors du bar, et c’est normal vu cette loi a la con…

12 09 2012
Bruno

Merci ! Il fallait qu’il y en ait un qui se lève, et dénonce enfin ce phénomène qui est pas mal ressenti maintenant et commence à faire craindre de voir la ville s’endormir pour de bon.

12 09 2012
bob biloute

et j’ai trouvé qu’il y avait moins de jour de Soleil l’an dernier conparé a l’annee precedentes.
C’est revoltant. Montpellier reveil toi!!!

12 09 2012
myroie

Je trouve que cet article prend un peu trop le parti des gens qui aiment faire la fête et sortir la nuit au détriment de ceux qui aiment se coucher tôt et dans le calme.

Gérer une ville c’est compliqué, il faut essayer de satisfaire un maximum de personnes, alors au bout d’un moment, il faut faire des choix. Effectivement, quand je sors la nuit, j’aime qu’il y ai de l’ambiance et donc, par extension, de la musique, un peu de bruit, etc. Mais à côté de ça, quand j’ai envie de dormir, quand je dois me lever tôt le lendemain, qu’il y ai du bruit à côté de chez moi, ça m’ennuie. Alors, bon, pas au point d’appeler les policiers, puisque c’est pas systématique. Mais je peux comprendre que les personnes qui vivent à côté de lieux où il y a très régulièrement une ambiance de fête, se sentent un peu saturées, à force.

Bref, c’est un peu plus compliqué que ce que cet article décrit, je trouve. Et c’est un peu facile de traiter les gens qui aiment le calme de « bobo parisien » (pourquoi parisiens d’ailleurs ? Qu’est-ce que c’est que cette intolérance envers les personnes vivant à la capitale ?)
Quand il y a une fête avec beaucoup de monde, il y a toujours un risque qu’il y ai des débordements. Et quand on vit à côté d’un lieu à fête, qu’on craigne ces débordements c’est normal. Surtout à partir du moment où ils deviennent potentiellement dangereux (comme l’a décrit Marc, à qui je souligne que ce genre de dommages n’angoisse pas uniquement la « ménagère de moins de 50 ans » mais bien toute personne se trouvant à côté).

Et puis bon, pour finir on peut, d’une part, alimenter la culture sans faire la fête (la musique n’est pas le seul élément culturel de Montpellier), et d’autre part, qu’on ne me fasse pas croire que toutes les fêtes sont culturelles.
Enfin, on peut être jeune, étudiant, et aimer faire autre chose que la fête. Restreindre un peu les fêtards, ce n’est pas endiguer toute la jeunesse non plus.

En conclusion : article qui soulève une question intéressante : priver les jeunes de musique à découvrir, de manifestations culturelles etc, c’est sûr, c’est dommage, et faudrait voir à ne pas trop entrer dans le sectaire.
Mais il ne faut pas non plus hurler à la dictature de la droite quand la ville essaye également de contenter ceux qui apprécient le calme.

Voilà, voilà.

13 09 2012
Brrrrr

Quand on apprécie le calme et qu’on ne supporte pas le bruit de la ville, il est peut être plus judicieux d’habiter un quartier plus calme que l’écusson voire d’être a la campagne…non?

13 09 2012
Marc

@brrrrr Certes, vivre à la campagne est une solution;;;mais après tout le monde n’en a pas les moyens ni la possibilité…Ni l’envie d’ailleurs, ce qui ramène à l’éternel problème de la vie en société. Au niveau chiffres je dis un peu au pif( mais je ne pense pas être trop loin de la réalité du centre) : pourquoi les 70% de la population du centre qui veulent un minimum de calme devraient-ils déménager pour laisser le champs libre aux 30% qui veulent faire la fête? Je m’explique : j’habite dans l’Ecusson, mais comme je ne suis pas maso et que je respecte le travail des bars et des restaus( qui font vivre la ville, ne l’oublions pas) j’ai foutu toutes mes (maigres) économies dans un 2 pièces dans une petite rue à priori calme. Or, de Mai à Septembre, je suis réveillé quasiment 3 fois/nuit par des mecs complétement torchés qui passent en hurlant. Pourquoi c’est moi qui devrais me barrer-et pas eux essayer de se détendre sur le volume sonore ?;)

16 09 2012
nadarlana

marc, tu peux pas dire ça. Il y a eu une politique délibérée pour changer la composition sociale du centre-ville (l’opération grand coeur) et c’est avec cette politique que les embrouilles sont arrivées. Lorsqu’on s’installe à côté d’une autoroute, d’un aéroport ou d’une gare on s’attend à des nuisances, il devrait en être de même avec le centre-ville et notamment les places.
En tout cas, TOUS les quartiers de la ville sont calmes à part le centre. Si vraiment tu veux le calme en restant près du centre, va donc aux arceaux, à boutonnet, aux aubes ou n’importe où le tram passe…
Parce que si on considère que le droit à la rencontre et à la fête dans la rue existe il faut bien qu’il y ait un endroit. Alors où? C’est tout ce qu’on demande finalement. Pour l’instant la seule chose qui semble permise c’est être riche, avoir une voiture et pas de baskets et aller en boite.

17 09 2012
Marc

Nadarlana, il va de soi que les arrêtés anti mendicité, la fermeture du Peyrou la nuit , où les fêtards ne dérangeaient personne, et le flicage systématique je suis viscéralement CONTRE. Je voulais juste pointer que le problème n’est à mon avis pas si simple et si manichéen que jeune/pauvre/fêtards vs vieux/riches/qui veulent pas un bruit…Il y a des riches avec voiture qui ne respectent rien et foutent le bordel, au même titre qu’il y a des jeunes/pauvres et en baskets qui aiment bien pouvoir parfois dormir avant 4 h du mat, tu ne crois pas ? Il faut des efforts de tous les côtés c’est tout. C’est un peu ce qui me chagrine dans cet article et les réactions de certains:le côté » ma liberté à moi moi moi-mais celle du voisin je m’en tape ». .tout est une question de respect de la part DES DEUX PARTIES. Personnellement par principe je crois au dialogue, et je n’ai jamais appelé les flics c’est contre mes principes et ça ne fait qu’envenimer la situation;Mais c’est vrai que , quand on essaie de leur demander poliment de faire moins de bruit,si certains fêtards en tiennent un minimum compte, il y en a beaucoup qui s’en tapent, voire même répondent de manière violente. Pour ma part ça me pose problème au niveau du respect MUTUEl, et en plus je trouve ça idiot car pour le coup ils tendent le bâton pour se faire battre. Et dans ces cas là, même si ce n’est pas mon état d’esprit, je comprends que certains fassent l’amalgame fêtard=jeune con qui ne respecte personne. ( au même titre que l’amalgame vieux=réacs, à cause de certains qui appellent les flics à tout bout de champs, hein…) Pour le coup, ce n’est pour moi pas une question de quartier, mais de vie en société.
Au même titre que l’amalgame fait dans l’article entre culture et fêtes privées me parait un peu douteux…Enfin voilà! Les torts sont souvent partagés, mais quand tu crois au dialogue, mais que les mecs en face sont persuadés d’être à 100% les « gentils » et toi « le méchant », refusent de parler et t’envoient bouler comme un chien, tu fais comment ? Fatalement, ça énerve…;) .

17 09 2012
guigui

Mes chers amis l’amalgame qui est fait de plus en plus n’est pas riches ou pauvres, fetards ou non nocturnes etc,etc ici le probleme est une conséquence des mesures prises par la ville qui fait que les gens vont faire les « afters » chez eux et donc du boucan parce que tout est fermé à 1 h du mat a part ces satanés boites et aussi du boucan dans la rue parce que les attroupements sont interdits et pas les deambulations. faites attention à vos exemples qui sont erronés par nature…. donc ces derniers exemples sont une conséquence de la politique de la ville qui a déjà sévi et vous trompent !

13 09 2012
lyanne

mais enfin!! en quoi ça derange quiquonque que les jeunes se réunissent au jardin du perou serieux!! on entend rien a des kilometres quand les gens sont au perou!! et puis enfin!!! 70% de population etudiante, et vous trouvez ça normal que passé 1h du matin il n’y ai aucune alternatives aux boite de nuits pourris ou au rockstore vous??? et ont est dans une ville etudiante du sud non??? meme a nantes ils gerent mieux!!

14 09 2012
Bruno

Le meilleur exemple de ville étudiante – que je considère(ais) comme jumelle à Montpellier concernant l’ambiance – est Toulouse.

14 09 2012
Pierre

Les costards-cravates de notre ville ont bien réussi leur coup : focaliser le débat sur le tapage nocturne pour le dévier du vrai débat, celui de la politique culturelle.
Rentrons dans leur jeu et nous n’avons plus qu’à nous entre-déchirer…

Tout le monde est d’accord : se faire réveiller la nuit par des cris de mecs bourrés, c’est l’horreur, et tout le monde a le droit de dormir tranquille.
Ceci posé, est-il possible, sans focaliser sur les « bobos parisiens », d’informer certains que, pendant des lustres, Montpellier a été une ville festive, bruyante et vivante; et que le tapage nocturne n’y a pas été plus problématique qu’ailleurs.
Alors pourquoi ce revirement d’origine purement politique précisément aujourd’hui? Tiens, si on suivait l’argent…
Alors je ne vais pas répéter le contenu de l’article qui me semble très clair, mais pitié ne soyons pas dupes; ne rentrons pas dans un débat pour ou contre le tapage nocturne, la question n’est absolument pas là.

15 09 2012
myroie

J’avoue que comme je ne suis pas une grosse fêtarde, mon opinion est sans doute biaisée : j’ai du mal à comprendre en quoi devoir arrêter de faire la fête à 1h du matin est horrible…

Après, dire que la question du tapage nocturne n’est pas là, je trouve ça étrange. Puisque à mes yeux, la question est bien là : quel degré de bruit et jusqu’à quelle heure doit-on demander aux citadins de tolérer au nom de la culture ?

Alors oui, comme on me l’a répondu plus haut, il y a des endroit où il est absurde de virer les gens, comme aux Pérou, par exemple, où la gêne sonore ne peut pas être effective. Mon message précédent ne visait pas à dire « je ne suis pas du tout d’accord avec l’article » mais plutôt de venir tempérer un argumentaire qui m’a semblé assez peu objectif.

J’ai aussi du mal à comprendre en quoi est-ce que Montpellier « suit l’argent ». Je connais des gens qui sont pas très riches et qui aiment le calme.

D’ailleurs, la logique du « si on suivait l’argent » était bien réelle, je ne pense pas que Montpellier favoriserait autant les logements sociaux (et pourtant, c’est une des villes les plus en avance).

Bref, comme dit plus haut, respecter les besoins/envies de tout un chacun, c’est compliqué. Montpellier ne fait peut-être pas tout ce qu’il faut comme il faut. Mais il ne faut pas non plus crier tout de suite au respect des riches au détriment des pauvres, je trouve.

15 09 2012
Marc

Tout à fait d’accord j’avoue ne pas trop saisir non plus la pertinence de l’argument riches « réacs » vs pauvres fêtards…Et tout comme il y a des pauvres qui aiment le calme, il y a des riches qui aiment la fête ( en plus, faire la fête régulièrement c’est pas gratuit, loin de là il me semble ! ;))

17 09 2012
Pierre

Je n’ai visiblement pas été clair. Lorsque je suggère de « suivre l’argent »; ce n’est pas du tout pour opposer pauvres et riches vis-à-vis du tapage nocturne, mais davantage pour élargir le débat et suggérer que cette politique « anti-bruit » n’est pas née d’un réveil soudain de la mairie face à certaines questions, mais vraisemblablement d’une extension logique de la politique menée depuis quelques temps, en particulier dans les quartiers populaires. Si vous êtes sceptiques, je vous renvoie, et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, à un « célèbre » article de la gazette https://montpellier.squat.net/?p=321. C’est édifiant : Montpellier vide ses quartiers populaires de ses «  »pauvres » » au profit des intérêts immobiliers de quelques-uns. Or, la question du « calme » y est un facteur essentiel pour les investisseurs. La vue d’ensemble de la politique menée est très claire; il n’y a pas de hasard dans ce qui se passe aujourd’hui; dans l’asphyxie de la « vie nocturne après 10h du soir », et a campagne de com de cet été n’est que l’arbre qui cache la forêt. Alors que Montpellier soit en avance sur les logements sociaux, c’est super. Mais quand les quartiers populaires voient les moins favorisés se faire dégager et se transforment en zones résidentielles silencieuses réservées à quelques privilégiés, il me semble que l’on peut légitimement se demander ce que notre ville est en train de devenir.

17 09 2012
myroie

Mh, oui, effectivement, à ce titre, il y a un problème.

12 09 2012
myroie

Petit ajout : j’avoue que le flicage systématique, en revanche, est assez lourd et trop omniprésent, je trouve. Sur ce point, l’article me semble pertinent.

13 09 2012
Silvio

Paradoxal ces limites dans le centre ville alors que la préfecture a donné une dérogation permanente (sic!) au MacDo d’Alco pour ouvrir 24h/24 du mercredi au dimanche. C’est clair que c’est un + culturel ces fanfares de klaxons vers 3h00 du matin sur l’air de « mon burger n »arrive pas assez vite ». Curieusement pas d’amende de 450€ ou de 68€. Moralité : la prochaine fois que vous organisez une fête, déguisez-vous en MacDo

13 09 2012
Guiiii

Déjà, article sensationnel qui reflète bien la vie nocturne montpelliéraine, ça fait plaisir de lire ça dans un article. Et le réel problème est le suivant : les gens qui boivent. Le bordel fait par ces gens est une honte. Il suffisait de passer sur la place St Roch il y a quelques temps pour s’en apercevoir, taper sur les poubelles et brailler n’a rien de musical, mais c’est amusant. Conséquence : la musique dans les bars casse les oreilles et les discussions « normales » dans le silence des rues à 2h du mat deviennent du tapage nocturne. Il faut penser aux gens qui habitent là ! Je rappelle quand même que l’écusson a le prix immobilier le plus élevé de Montpellier alors que faire.
On pourra jamais demander à une bande de saoulards de se taire par contre il est clair que les gens qui habitent près des bars savent à quoi s’attendre.
A mon avis, priorité aux bars et peut-être aux places, introduction d’un coefficient de tapage nocturne qui fait évoluer ou baisser les loyers. Si les gens ont des coins où brailler, ils éviteront d’aller gueuler dans les rues.
Interdire la musique, c’est mettre les musiciens au chômage et interdire les bars, c’est mettre aussi des commerçants au chômage, accepter que des gens ne puissent pas dormir, c’est d’abord déplacer des gens avant de les mettre au chômage comme ce vendeur d’assurance ou cette vendeuse de fringues qui est trop fatigué au boulot, ou c’est déranger ces bourgeois qui rêvent d’une retraite paisible dans l’une des villes les plus attractives de France.
Sans doute que les citoyens avec un travail « normal » ou une situation « bien » placée ont plus d’influence que les « saltimbanques » et les « vendeurs d’alcool » au regard de nos élus. Mais ce n’est pas nouveau, il serait peut-être temps de changer les mentalités vu l’austérité dans laquelle nous avons été menés. Car il ne s’agit pas seulement des professionnels mais de tous les gens qui fréquentent ces coins.
Je me souviens dans un coin perdu de la Louisiane, berceau de la musique, un café concert est situé dans un joli quartier, comment se débrouille -t-il pour être ouvert et organiser des concerts quasiment en plein air 6 jours sur 7 ? Il donne entrée gratuite à tous les habitants du quartier qui s’appelle depuis freetown.
Grâce à ses rassemblements, et cette musique de plus en plus fréquente dans les bars, c’est la culture qui évolue et qui sensibilise les gens sur notre vie en société et c’est un effet sur le long terme. A court terme, c’est dur mais je suis persuadé que ça vaut le coup.

13 09 2012
flone

C’est quand même un peu simpliste et manichéen comme article … mais c’est dans l’air du temps /

13 09 2012
inafunkyway

Bon billet mais malheureusement il manque d\’exemples : un coup de gueule c\’est bien, mais il faut connaître \”l\’ennemi\”… Vous parlez de projets de \”rendements\” immobiliers : il faut pouvoir le prouver, et des exemples il y en a.
Hélène Mandroux l\’avait dit, peu de jours après l\’élection de François Hollande : \”si il le faut, je mettrais des flics à chaque place pour y rétablir le calme\”. Et à ce moment-là, je n\’ai pas vu beaucoup de boucliers levés, tout le monde dans sa bulle, acteur culturel ou pas. \”Problème d\’identité\” et de cohésion entre les différents projets, sûrement. Pourquoi ne pas parler du combat du Subsonic depuis plusieurs mois, celui de La Laiterie, de la Pleine Lune..? Les conséquences de la fermeture de lieux telles que celui-ci sont nombreuses, et il serait bon de le rappeler …

Sinon, je ne vois qu\’un coup de gueule de quelqu\’un qui s\’est pris une amende. Et, chose malheureusement très importante, cette situation n\’est pas visible qu\’à Montpellier. Demandez aux Toulousains, aux Rennais, aux Lillois. Tout le monde trouvera tout le temps quelque chose à redire, et je pense que le vrai problème, ce n\’est pas les élus (qu\’ils soient pourris est vieux comme le monde)etc.. mais l\’intolérance des gens qui se développe de part et d\’autre de notre pays. Regardez le nombre d\’appel des riverains pour tapage nocturne, sa progression ces dernières années. Et pourtant, à en croire nos anciens, on ne fait pas plus la fête qu\’avant hein !
On dégaine le smartphone tout simplement plus vite :s

14 09 2012
Pierre

Modeste contribution au bruit ambiant :
http://www.facebook.com/lemime.demontpellier.9

14 09 2012
Funt

Je suis assez mitigée quand à cet article. Montpelliéraine de souche, de naissance et de coeur, il est certain que je n’aimerais pas que Montpellier se transforme en une Aix-en-Provence discount. C’est un peu le problème de toutes les villes sympas au soleil, tous les retraités de France rêvent d’y faire rôtir leurs miches flétries.
En revanche, je trouve très réducteur de cantonner la culture de Montpellier à la culture estudiantine. Certes, c’est une ville dont le passé étudiant est un des plus ancien d’Europe, mais il y a d’autres choses. C’est une ville inscrite dans l’histoire et la géographie complexe de l’Occitanie et de l’Europe, et qui donc a une culture riche, à tous les niveaux.
Ensuite, je me rappelle très bien, de mon temps, des soirées étudiantes, au début des années 2000. A l’époque, le lieu de rapatriement à la fermeture des bars, c’était la place Candolle. La place était noire de monde tous les jeudis soirs (au minimum), et jusqu’à des heures très avancées. On se faisait des fois virer par les CRS, mais rien de dramatique, et c’est vrai que c’était vraiment une bonne ambiance. Par contre, quand j’y pense aujourd’hui, avec mon regard de salariée qui se lève 5 jours par semaine pour aller bosser, je me dis que les gens qui habitaient sur cette place à l’époque devaient vraiment péter les plombs !
Alors effectivement, il faut des lieux où faire la fête, où il possible de se défouler, d’avoir de la musique, ça fait partir d’une certaine forme de liberté, on est d’accord. Mais le droit de pouvoir dormir, chez soi, c’est indispensable. Le problème, c’est que la commune ne connait pas de juste milieu, on avait à l’époque un laxisme bien trop grand, et aujourd’hui, un répression trop importante. Et c’est dur de contenter tout le monde.

15 09 2012
myroie

Je suis assez d’accord avec vos propos. D’ailleurs, ça me permet d’apprendre des choses, merci, donc. 🙂

14 09 2012
Bruno

Oui, Montpellier est un peu la ville des extrêmes, et on est à l’époque du grandiloquant au niveau culturel : la ZAT, la nouvelle Mairie, Pierres Vives…
Mais en même temps, les lieux culturels de proximité disparaissent.

15 09 2012
olivier

scenario A: il est aux environs de 5h du mat, les voix et les rires résonnent encore pleinement depuis l’appart de monsieur X, dit « le jeune ». Monsieur Y, dit « le vieux », voisin de monsieur X, essaie de dormir désespérément depuis de nombreuses heures. Une dure journée l’attend le lendemain. Il décide donc de se lever, d’aller toquer chez son voisin. Le jeune ouvre, le vieux demande poliment, sans agressivité aucune, s’ils peuvent baisser d’un ton, le jeune acquiesce et s’empresse de s’excuser. Le vieux peut enfin dormir. Le lendemain, le jeune et le vieux se recroise, se salue cordialement comme avant. Le jeune en profite pour s’excuser encore, le vieux dit qu’il n’y a pas de souci et demande juste qu’à l’avenir il fasse un peu attention, ce qu’accepte volontiers le jeune. Depuis le jeune continue certainement de faire la fête et il a bien raison et le vieux dort, il a bien raison aussi.
scenario B: même heure, même endroit, même bruit qui vient de l’appart du jeune, même vieux qui n’arrive pas à dormir. Le vieux, excédé, appelle les flics. Les cowboys débarquent chez le jeune, somment de stopper tout de suite ce vacarme, en profitent pour verbaliser ces jeunes qui pourtant ne sont pas bien riches. Les jeunes sont dégoutés, c’est injuste et ils sont sûr que c’est ce vieux con de voisin qui a appelé les flics. Eux, voulaient juste s’amuser, c’est bien légitime! Le vieux peut enfin dormir, mais reste dégouté, demain, il sera crevé. Lui, voulait juste dormir, c’est bien légitime aussi! Le lendemain, le jeune et le vieux se croisent, ils ne se disent plus bonjour, ils sont devenus ennemis. Tout se termine par un article sur le blog du jeune dénonçant l’interdiction montante de faire la fête dans sa ville, et par un article sur le blog du vieux (on peut être vieux et avoir un blog!) sur ces nuisances de plus en plus grandes qui troublent le sommeil des bons citoyens.
Deux problématiques que tout oppose en apparence et qui pourtant sont aussi légitimes l’une que l’autre (que celui qui ne s’est jamais plein de ne pas pouvoir dormir à cause d’une fiesta interminable chez un voisin me jette la pierre!). S’attaquer à une problématique ne peut qu’aggraver l’autre. C’est l’impasse.
Pourtant, si on faisait comme en médecine chinoise (bon, je ne suis pas expert, mais de ce que j’en sais!), en s’attaquant à la source des maux avant de s’attaquer aux maux directement, on verrait que ces deux problématiques ont la même origine: « le vivre ensemble », et que c’est là-dessus peut-être qu’il faut agir…
L’autre problème, c’est que comme l’explique très bien Lyanne, la politique appliquée depuis plusieurs années ne va pas du tout dans ce sens, elle n’a pris en compte qu’une seule des deux problématiques, y allant à coup de répression, de lois liberticides, ne faisant qu’aggraver la situation, et ce qui à mon avis n’est pas du tout innocent. « Diviser pour mieux régner », c’est bien connu et un certain gouvernement apparu en 2007 s’est bien empressé d’user du stratagème. Et malheureusement, je ne suis pas sûr que la hollande fasse mieux… Espérons quand même!
Je déplore toutes ces interdictions, ces comportement abusifs des flics, la fermeture des bars à 1h, etc… et j’avoue aussi vouloir pouvoir dormir tranquillement quand j’ai sommeil ou quand j’ai besoin de dormir…
Ne laissons pas nos politiques nous diviser et réapprenons (parce que beaucoup l’ont oublié) à vivre ensemble.

15 09 2012
Marc

scénario c : le jeune fait la teuf chez lui pour la 3ème fois en 10 jours, il est 4h du mat. Le vieux est un gentil vieux et n’a rien dit jusqu’à présent. En ayant ce soir là marre de plafonner à 4h de sommeil par nuit à cause du jeune, le vieux va poliment sonner chez le jeune et lui demande s’il serait possible de baisser la musique parce que là 3 fois en 10 jours c’est un peu beaucoup s’il vous plait/merci; Le jeune ( pas une racaille pourtant, mais un étudiant en école de commerce) est à 10 grammes et lui répond « ta gueule fils de pute je suis chez moi je fais ce que je veux »…: Le vieux n’a pas appelé les flics, mais 1h plus tard ce sont les voisins d’en dessous ( des jeunes eux aussi, pourtant) qui l’on fait, et alors que tout aurait pu s’arranger à l’amiable le jeune s’est pris une amende et un de ses potes a fini en garde à vue pour outrage à agent.. Du vécu….Pas simple la problématique en effet^^

Le Vieux.

16 09 2012
nadarlana

Je vous invite aussi à lire ça (j’en coupe des bouts et avec une recherche vous aurez le texte intégral):

Pascal NICOLAS-LE STRAT (Maître de conférences de science politique)

Des citoyens indésirables

Arrêtés anti-mendicité et nouvel hygiénisme urbain

Ce texte a été rédigé en 1996 lors de la première « vague » des arrêtés anti-mendicité. Cette logique d’exclusion urbaine s’est poursuivie dans les années suivantes et chaque été a vu réapparaître son lot d’arrêtés anti-mendicité.

Il est à craindre que les arrêtés anti-mendicité soient l’aboutissement logique et « naturel » des orientations urbaines défendues par les nouvelles métropoles régionales. On ne peut pas impunément, pendant des années, fonder le développement de la ville uniquement sur des critères de performance, de réussite commerciale et d’attractivité touristique sans que cette logique ne finisse par imposer sa loi.

Ce type d’arrêté s’inscrit bien dans une continuité politique. Il est cohérent avec la décision des municipalités de livrer le centre-ville à l’affairisme commercial (les fameuses zones piétonnes), comme il est cohérent avec sa politique de communication. Les pouvoirs locaux prétendent que « leurs » villes sont devenues des territoires exemplaires de la réussite et de l’excellence, du « beau » et du « propre », et l’arrogance de ce discours finit par dénaturer toute leur vision politique.

C’est cette même arrogance qui s’exprime dans l’arrêté anti-mendicité : il s’agit d’exclure les plus démunis et les moins performants, ceux qui ne répondent pas à l’idéal du « beau » et du « propre » que promeuvent les métropoles régionales.

Montpellier est la ville de la pauvreté et des inégalités sociales (tous les indicateurs sociaux sont dans le rouge : plus forts taux de chômeurs et de RMIstes) même s’il est si facile, et certainement plus profitable
électoralement, de stigmatiser les gens de passage – les étrangers.
Les pauvres nuisent à l’image de la ville, il s’agit de les refouler à la périphérie. Les pauvres sont trop nombreux, il s’agit d’escamoter leur présence par un tour de passe-passe politique. Une catégorie de montpelliérains est célébrée et la municipalité déborde d’imagination pour vanter ses qualités et d’autres ne méritent que l’oubli et le silence.

La municipalité veut assainir le centre-ville et supprimer tout ce qui pourrait en perturber le bon ordre commercial et affairiste, et la liste des troubles au nouvel ordre public urbain ne cesse de s’allonger : les manifestations et l’expression démocratique, la présence des pauvres et des précaires, les arts de la rue… Qui d’autres encore ?

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