Sous les bombes, Barry McGee !

28 12 2009

Un graffeur de San Francisco, une cinéaste parisienne qui a longtemps vécu à Sète et un dessinateur de presse roumain. Voilà les artistes qui nous ont le plus marqués à la Sucrière, dans le cadre de la Xe Biennale d’Art contemporain de Lyon.

Le Street art version McGee
Pour Barry McGee, « le spectacle du quotidien », c’est d’abord celui de la rue et du graffiti. Impressionnantes camionnettes renversées et alignées qui imposent d’emblée leur masse métallique avant de révéler leur face graffée et colorée ! On rêve d’une rétrospective McGee à Sète, au MIAM, dans la lignée de l’excellente exposition « l’Art modeste sous les bombes » de 2007.


Barry McGEE, Vue d’ensemble, 2009 © Blaise Adilon

Une plasticienne nommée Varda
Présentées seules, les cabanes d’Agnès Varda n’auraient pas la même force poétique. Ici, on glisse avec bonheur de la Cabane de plage – qui est aussi une cabine de projection pour son oeuvre :  » La Mer Méditerranée, avec deux r et un n, entre Sète et Agde « – à la Cabane aux portraits, qui présente soixante clichés d’hommes et de femmes photographiés à Noirmoutier, en passant par la Cabane de cinéma entièrement recouverte de pellicules 35 mm de son film « Les Créatures » avec Michel Piccoli et Catherine Deneuve. Magnifique installation qui nous abrite et nous invite à rêver… de cinéma.


Agnès VARDA, La Cabane de l’Echec devenue la Cabane de Cinéma, 2006 © Blaise Adilon

L’humour noir de Perjovschi
Pour le reste, on retiendra surtout les textes rouges du Chinois Tsang Kinwah qui s’écoulent sur les murs à la manière d’un torrent ; le Planetarium portable et éphémère de Sarah Sze qui n’est pas sans évoquer les Meccano magiques de notre enfance et enfin les dessins mordants et jubilatoires tracés à la craie sur le mur noir par le roumain Dan Perjovschi.


Dan Perjovschi, The Everyday Drawing, 2009 © Blaise Adilon

Et le trouble dans tout ça ?
Mais au final on regrettera d’être plus souvent spectateur que véritablement acteur des oeuvres présentées. D’ailleurs tout le dilemme de la Biennale d’art contemporain est là : faire aussi bien que l’édition 2005. « L’expérience de la durée » avait littéralement bousculé nos perceptions sensorielles. Quatre ans après, on est encore imprégné des installations de Martin Creed, Ann Veronica Janssens et Spencer Tunick. Et l’on est toujours sous le choc de « Flying Rats » de Kader Atia. La prochaine Biennale de Lyon devra tenter de nous les faire oublier.

reportage : François

Xe Biennale de Lyon
Le Spectacle du quotidien
jusqu’au 3 janvier 2010
http://www.biennaledelyon.com

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Petit Pépé Noël…

24 12 2009

L’année se termine en fanfare pour Gumguts avec un dernier reportage aux Beaux-Arts. Comme chaque année depuis qu’il a ouvert « Chez Pépé« , Ezzedine a convié tout le quartier à participer à son marché de Noël. Dans son resto, on croise de vrais artistes montpelliérains qui vendent leurs oeuvres et qui sont avides de rencontres. L’occasion idéale d’acheter un cadeau original qui a une histoire. Du coup, on en profite pour partager un verre de vin chaud et échanger quelques marrons… cuits à point. Pour ceux qui craignent vraiment le froid, Les Judas se chargent de réchauffer l’atmosphère au son du « Passenger » d’Iggy Pop. Même les bébés apprécient le punk maintenant !? C’est peut-être ça la magie de Noël…

reportage : François

http://www.myspace.com/lesjudas





La révélation de 2010 !

21 12 2009

Parfois une minute suffit… pour jauger le talent d’un artiste. Pour se laisser bercer par sa voix et se faire embarquer dans son univers. Samedi 28 novembre, Vincent Tana présente son projet solo à l’Antirouille. C’était pas vraiment prévu. On n’avait pas vraiment anticipé. Sur scène, il est entouré de Colin Durand à la contrebasse et de Julien Carbone à la batterie. Les premières notes de « The Swankin’ Skank » s’élèvent et là… c’est la révélation ! Un talent fou. Vite une caméra ! Vite on grimpe à l’étage ! Vite on appuie sur le bouton rec ! Trop tard. C’est déjà fini. Au final, on aura enregistré à peine une minute de plan-séquence. C’est peu, très peu. Mais c’est suffisant pour prendre rendez-vous avec l’avenir.

reportage : François

http://www.myspace.com/vincentana





Solide comme un rock

19 12 2009

Prends tout. C’est le titre qui clôt les retrouvailles de Chozpareï avec son public. Un titre FAN-TAS-TIQUE ! Mais c’était pas gagné d’avance. A la télé, la France affronte les All Blacks et le lighteux de service a installé un écran au-dessus de la régie pour suivre la rencontre… Résultat, la scène de l’Antirouille est tantôt plongée dans le noir, tantôt multicolore ! Mais qu’importe, l’émotion du groupe passe quand même. Pire. L’ingé son semble complètement perdu derrière sa console. Seule la voix du chanteur passe dans les micros qui enregistrent le concert ! L’accordéon ne s’entend pas chanter ou jouer, c’est selon. Quant au bouzouki… Mais qu’importe, ce soir l’énergie du groupe passe quand même. Car le nouveau Chozpareï a pris du coffre ; une bonne dose de testostérone capable de l’emmener loin sur la route. La grande route. La route du rock.

reportage : François, Maël

http://www.myspace.com/chozparei





Nada fait la roots

18 12 2009

Ne lui dites pas que c’est du Slam créole. Trop réducteur, pas assez singulier. La marque de fabrique de Nada c’est l’originalité. Un savant dosage de rythmes créole, hip-hop et reggae passé au mixeur de la Réunion et servi par une voix chaude qui fait rouler les mots à la manière d’un kayamb. Le résultat, c’est une danse enivrante – le Maloya – qui parle d’abord au corps avant de toucher l’esprit. Et l’esprit il y en a dans les textes de Nada, à l’image de ce sublime « Largue la po », véritable déclaration d’amour à la Réunion. Une magie qui a séduit Manu, le nouveau clavier, qui semble s’amuser là où tant de musiciens occidentaux se sont cassés les dents. Le secret de Nada Roots ? La maîtrise du groove…

Reportage : François, Manue, Jeff, Maël

http://www.myspace.com/nadarootsprod





Berlin Calling Montpel’

16 12 2009

Ne cherchez pas, c’est l’événement de cette fin d’année à Montpellier ! La venue de Paul Kalkbrenner à la Villa Rouge vendredi 18 décembre… Au-delà de ses excellentes compositions d’electro minimale, Paul Kalkbrenner a accédé au statut de star outre-Rhin en interprétant le rôle d’un dj dans Berlin Calling, le film culte de Hannes Stöhr sortie en 2008*. Preuve que la France est vraiment à la traîne en matière de tendance, de culture et d’Art en général, la production allemande n’a même pas distribué le film en France. Seule une version sous-titrée en français a été diffusée à Marseille le 5 décembre dernier. Et dire que cette semaine on apprenait que les copines de la coloc d’en-face s’installaient à Berlin ! Morne plaine…

François

http://www.myspace.com/paulkalkbrenner
http://www.berlin-calling.de/en
http://www.la-villarouge.fr/

*la Bande-annonce est disponible dans la Selekta





Scotché Sofa…

15 12 2009

Ils n’ont aucune raison d’avoir la trouille contrairement au titre de ce morceau enregistré à Victoire 2 le 14 novembre dernier. Leur complicité fonctionne à merveille sur scène et le public frémit à chacune de leurs interprétations. Certes c’est le fruit d’un long travail ; à l’image de toutes ces dates accumulées dans les salles de France et de Navarre depuis bientôt six ans. Gageons que 2010 sera l’année de la reconnaissance nationale pour Scotch & Sofa avec de beaux festivals et un album à la clé ! Mais en attendant, c’est à la radio qu’ils ont rendez-vous le 25 janvier pour passer en live dans l’émission « le fou du Roi » sur France Inter. A 11 heures pétantes !

reportage : François, Maël, Gwen, Raphaël

http://www.myspace.com/scotchetsofa