Ayahuasca music por favor !

21 09 2009

Il y avait foule vendredi soir au Faubourg pour partager l’énergie d’Alma Nagual. Crée en 2007 autour de deux frères paraguayens installés à Montpellier, « l’âme du chaman » puise dans le métissage de ses origines une musique transcendantale et furieusement dansante. Alma Nagual n’est pas seulement un audacieux mélange de reggae roots, de rock pinkfloydien et de musique latino, c’est aussi – et surtout – une philosophie de vie. « On est un peu comme une plante sauvage qui émerge dans le goudron« , se plaît à répéter Fred, un des deux guitaristes. Et d’évoquer l’Ayahuasca, cette liane dont les tribus amérindiennes tirent un breuvage que les chamans consomment à des fins divinatoires et thérapeutiques. Une musique pour libérer nos âmes en quelque sorte…

Reportage : François

http://www.myspace.com/scicorporated





Dans le mille !

20 09 2009

Ce samedi 19 septembre est à marquer d’une pierre blanche. Gumguts vient de passer le cap des mille visiteurs ! Pour fêter ça, 7 secondes de descente infernale vers le Corum…

Sinon quelques infos de dernière minute. On bosse d’arrache-pied pour trouver une (ou deux) caméra semi-pro avec une entrée XLR pour une meilleure captation des concerts. Amis zicos, c’est pour bientôt ! Ensuite, on met les bouchées doubles pour la création du site Internet. On espère qu’il vous plaira, qu’il sera tout beau, interactif, super informatif, et tout, et tout… Au fait, on prévoit d’organiser un petit pot pour le lancement du site. Don’t worry, you’ll get in !





Dans l’ombre de Radiohead…

18 09 2009

Le rock nîmois fait de l’oeil à la pop britannique. Waterlillies, Smoking Kills et même les Panik Angelik qui chantent en français ont le regard tourné Outre-Manche. Idem pour le groupe Lanes dont les envolées lyriques évoquent Muse et Radiohead. Extrait d’Inside et entretien avec Flo, le chanteur et guitariste en marge du concert que Lanes a donné à l’Antirouille le 11 septembre dernier.

Reportage : Shanti, Maël

photo Flo
Flo, comment l’aventure Lanes a-t-elle démarrée ? On s’est fait repérer par la bourse des jeunes talents de Nîmes qui est un concours organisé par la mairie. On a obtenu un budget qui nous a permis d’aller enregistrer en studio, d’avoir des concerts, des contacts et une crédibilité en plus. Une scène significative nous a beaucoup aidés l’an dernier : les Arènes de Nîmes en première partie de Mika. Grâce à cette date, on a fait plein de rencontres.
Vous êtes un jeune groupe. Comment vous-êtes vous rencontrés ? Le groupe n’a que 3 ans d’existence, mais nous sommes une équipe soudée depuis très longtemps. Greg, le second guitariste, c’est mon frère. Tedj, le batteur, c’est mon ami d’enfance et on était ensemble au collège. Olive, le bassiste, c’est aussi un très bon ami.
Vous avez les mêmes influences ? On écoute beaucoup de rock anglais ou américain. Dans notre musique on aime mélanger la puissance du son US avec des compositions plus lyriques, assez british. Avec des références assez marquées comme Radiohead.
Rush of life est sorti en janvier 2008. Vous travaillez sur un nouvel album ? On a les morceaux, mais le titre de l’album n’est pas encore défini. On devrait l’enregistrer en novembre pour une sortie prévue en mars 2010. Il sonnera très différemment du premier. On a eu envie de rajouter des effets électroniques comme ça se fait beaucoup aujourd’hui dans les groupes de rock. Sur scène on aura aussi des machines.
C’est quoi l’ambition de Lanes ? De pouvoir montrer ce qu’on fait au plus large public possible. On y met toute notre énergie, on est à 100% dans ce projet-là. On ne sait pas si on pourra en vivre, mais on espère faire plein de belles choses.

C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

Propos recueillis par François.

http://www.myspace.com/lanesenergy





Grunge en stock

17 09 2009

Depuis le sortie de son Ep Psychotic Lowland en 2008, Kursed n’a pas chômé. Après une série de concerts dans l’Hexagone et un passage remarqué sur Canal+ en juin dernier (lire l’article du 8 août 2009), le groupe de Beaulieu devrait changer de statut en signant un contrat avec le manager marseillais Michel Cataneo. Promotion d’envergure à prévoir donc pour le prochain maxi « Like a Coffee » annoncé pour 2010. Un maxi qui sonnera moins grunge que le précédent opus, kursed s’ouvrant aux influences jazz, psyché et post-rock. Le pressage et la distribution devraient revenir au label lillois Hells on wheels records. Un jeune label « plein d’ambition« , se félicite déjà Hugo le chanteur du groupe. En attendant, Kursed teste ses nouvelles compos sur scène. Si vous n’étiez pas à l’Antirouille le 11 septembre dernier… Nevermind ! Gumguts y était.

http://www.myspace.com/kursed3

Reportage : François, Shanti, Maël





Shoote-moi le monde !

14 09 2009

Autant le dire tout de suite, le monde est moche. Vraiment moche. Encore plus moche lorsqu’il est photographié par des reporters de talent. Mais c’est l’essence même du festival international du photojournalisme de Perpignan : montrer le monde tel qu’il est. Deux travaux nous ont particulièrement marqués cette année.

La force du regard
Prix du jeune reporter de la ville de Perpignan, Massimo Berruti nous montre un Pakistan méconnu. Celui de la transition démocratique en 2008. Avec un sens du cadrage époustouflant, il suit les juges et avocats impliqués dans ce processus. Dans la rue, il nous amène au plus près de la population pachtoune qui, au milieu du chaos, refuse de céder à la peur des Talibans. Du Noir&Blanc pour l’Histoire…


Rawalpindi, février 2008. Réunion de magistrats dans les locaux de l’Association du Barreau avant le départ d’un rallye.
© Massimo Berruti / Agence VU / Représenté en Italie par Grazia Neri

Pas besoin d’aller dans un pays en guerre pour capturer la force d’un regard. Pendant cinq ans, Brenda Ann Keanneally a accompagné le passage à la majorité de six jeunes femmes de la ville de Troy dans le Nord de l’Etat de New-York. Upstate girls, ou le quotidien miséreux des femmes de la classe ouvrière américaine. Edifiant.

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Terry dans sa chambre au YWCA de Troy, New York.
© Brenda Ann Kenneally / Prix Canon de la Femme Photojournaliste décerné par l’AFJ (lauréate 2008)

Tous les clichés présentés à Visa pour l’image ne sont pas tristes ou graves. On citera l’humour de Viktor Drachev quand il photographie le quotidien des habitants de Minsk au Bélarus, la nostalgie de Stanley Greene pour le San Franscico « sexe, drogue et rock’n roll » des 70’s, l’espoir de Callie Shell qui suit la campagne de Barack Obama en coulisses ou encore le sentiment de plénitude qui semble étreinte Steve McCurry devant ses Instants privilégiés.

Davantage de jeunes photojournalistes
Quelle que soit la force de tous ces clichés, les photojournalistes ont de plus en plus de difficulté à faire publier leur travaux. « Avant les magazines étaient tenus par des journalistes, insiste Jean-François Leroy, directeur du festival. Maintenant ils le sont par des banquiers qui ne s’intéressent qu’à la rentabilité. La mort du photojournalisme ? Pas forcément : Je suis très fier de constater que Visa reste le rendez-vous des jeunes photojournalistes. Cette année nous avons accrédité 40% de jeunes en plus. Dans un contexte difficile, où certains médias sont occupés à vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola, c’est encourageant.  »

La 21ème édition du festival international du photojournalisme de Perpignan a fermé ses portes au grand public dimanche 13 septembre, mais elle reste ouverte aux scolaires une semaine de plus.

Reportage : François

http://www.visapourlimage.com